Page blanche
Le plaisir d'écrire
Grands-Parents, à quoi pensez-vous ? Quel est celui, parmi vos désirs les plus chers, que vous aimeriez combler, avec un peu d’aide ? Laisser quelque chose de vous pour vos petits-enfants, ou vos enfants ? Ou simplement vous faire plaisir, en ces années où vous avez davantage de temps pour vous ?
Nous, comme parents, avons travaillé toute notre vie, parfois en nous oubliant, parfois en laissant dormir, même à contre-cœur, des désirs et des talents que nous aurions aimé satisfaire. Parfois, en pensant aux autres, au mieux-être de nos enfants et de nos petits-enfants, « nous nous sommes oubliés » comme on dit.
J’aurais pu apprendre la musique, j’aurais pu faire partie d’une chorale, j’aurais pu écrire, j’aurais pu… Oui, le temps nous a parfois fait défaut. Mais pourquoi n’aurions-nous pas le temps en ce moment ? Et surtout lorsqu’il existe des aides, des conseillers, des ateliers, tout près de nous !
Je veux vous parler du plaisir d’écrire. Écrire vos mémoires, votre récit de vie, faire de la poésie… selon vos goûts.
Je côtoie régulièrement des aînés qui s’initient à la poésie, qui racontent leur vie, leur époque, pour que leurs enfants se souviennent et voient ce qu’ils ont traversé. Qui veulent encore leur laisser un souvenir, un héritage qui ne soit pas seulement matériel. Qui s’exercent et qui s’amusent au jeu des mots.
Il s’agit de le décider et de se fixer un moment de la journée, du mois, ou de la semaine. De prendre du temps avec soi pour se raconter, faire le tri dans ses souvenirs. Autour de nous, on peut trouver le soutien et les conseils de la FADOQ par exemple, qui donne justement des ateliers pour se raconter.
L’AFEAS de L’Ancienne-Lorette (maintenant renommée EGALYIA) offre tous les mois, si vous êtes membre, des brèves rencontres sur le Plaisir d’écrire, avec un thème différent chaque fois. Jeannette Bertrand, toujours active, nous encourage sur son site à entreprendre le récit de notre vie, pour laisser un souvenir à nos enfants et un legs à la postérité.
C’est de cette façon que j’en suis venu à la publication de mes écrits. De poésie d’abord, tout simplement parce que j’aimais écrire ainsi, et maintenant, à l’insistante incitation de ma conjointe, par la rédaction de mon récit de vie, que je viens de terminer.
Et vous, pourquoi ne vous feriez-pas le plaisir d’écrire, de jouer avec les mots ?
Paul Lacasse
Volet Correspondance au secondaire et Francisation
Maison des Grands-Parents
Rappel: La section « Page blanche » de notre infolettre offre une tribune à celles et ceux qui aiment écrire. Nous réserverons un espace à nos membres et leurs proches qui veulent bien partager un cours texte sur un sujet qui les inspire.