Portrait de bénévole
S’engager auprès d’un organisme communautaire n’est pas toujours facile quand on ne s’est pas à quoi s’attendre. Une bénévole, qui a souhaité rester anonyme, nous parle de son engagement à la Maison des Grands-Parents de Sainte-Foy. On lui laisse la parole.
Pouvez-vous nous parler un peu de vous et de votre parcours ?
À la retraite, il y a maintenant 7 ans, je souhaitais m’impliquer dans des activités bénévoles. Cependant, à cette étape, si je désirais demeurer active au plan social, je voulais également m’investir personnellement dans des actions correspondant à mes intérêts et à mes valeurs.
Dans cette perspective, faire la lecture à de jeunes enfants était très attrayant pour moi qui adore les histoires et estime que la lecture est une habileté essentielle dans une existence épanouie. Je me sentais également interpellée par les activités d’accompagnement en langue française. Le Québec change et découvrir de nouveaux milieux en fait partie.
Au départ, cependant, j’ignorais à quel organisme m’adresser. J’ai donc fait plusieurs démarches et approché plusieurs groupes où je me suis fait proposer diverses options. Dans certains cas, il me semblait que je dérangeais, en ce sens que le personnel sur place n’était pas nécessairement dans une situation administrative idéale pour m’encadrer ou s’appuyer efficacement sur moi. Dans d’autres milieux, j’avais plutôt le sentiment d’être cataloguée comme exécutante, ce qui n’est pas très motivant.
Comment avez-vous découvert la MGPSF?
C’est une compagne bénévole dans un de ces organismes qui m’a parlé de la Maison des Grands-Parents de Sainte-Foy, qu’elle-même fréquentait.
Sa description des ateliers de la lecture de contes, de la correspondance ou encore de conversation en français était plutôt positive. J’ai donc demandé un rendez-vous pour rencontrer la responsable du recrutement pour obtenir davantage d’information.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous inscrire?
Pour commencer, évidemment, les activités, dont la teneur et l’organisation m’ont plu d’emblée. Ainsi, l’atelier de la lecture de contes en classe, c’était gagnant pour moi. Pour l’atelier de conversation en français, j’étais prête à tenter l’expérience dans un réalité nouvelle pour moi.
Mais ce qui a été très important, au départ, c’est l’accueil que j’ai reçu de la responsable du recrutement, une bénévole qui devait avoir à l’époque dans les 80 ans, et qui était bénévole à la MGPSF depuis de nombreuses années.
Je me suis tout de suite sentie à l’aise, et j’ai immédiatement perçu que les bénévoles de cet organisme étaient respecté.e.s et leur implication reconnue à sa juste valeur.
Il y avait un cadre organisationnel, bien entendu, mais on se voyait confier des responsabilités et on n’était absolument pas considérés comme de simples exécutants, bien au contraire.
Comment s’est passée votre expérience?
Dans notre organisme, ce sont les personnes ainées qui donnent les services, ce qui contribue à les maintenir actives dans une phase de leur vie où l’isolement est un enjeu. On fait également appel à leur dynamisme et à leur expérience : les bénévoles ont un rôle essentiel dans notre développement et dans l’évolution de la MGPSF.
Par ailleurs, je constate régulièrement que les personnes qui s’y impliquent ont à cœur d’établir des liens intergénérationnels sincères avec les enfants et les familles, jouant pleinement leur rôle social de grands-parents bienveillants et utiles.
Évidemment, comme dans tout regroupement, il y a des discussions et des points de vue différents, mais c’est la beauté de la chose. Comme nous avons des objectifs communs pour rendre les services choisis, on arrive aisément à trouver des solutions et des améliorations dans le calme et la bonne humeur.
Qu’est-ce qui vous a le plus marqué·e?
De découvrir qu’en plus de la satisfaction que m’apportent les activités, j’ai également pu faire de belles rencontres, avec les enfants, les participant.e.s, et bien entendu, avec d’autres ainé.e.s. C’est un plaisir de côtoyer et d’échanger avec tout ce beau monde chaleureux, créatif, responsable, et engagé dans son milieu.
Plus largement, je trouve que notre implication à la MGPSF est une excellente façon de lutter concrètement contre l’âgisme.
Que diriez-vous à une personne qui hésite à s’inscrire?
C’est vraiment une expérience qui en vaut la peine, car on reçoit autant qu’on donne, si on est à sa place. Le choix adéquat est important. Il faut se connaître.
Et puis, c’est comme toute chose, une activité de bénévolat, il faut l’essayer pour décider si on veut l’adopter, car il y a beaucoup de possibilités !!!
Il s’agit d’une expérience parmi tant d’autres à la MGPSF. On espère qu’elle vous aura inspiré et pourquoi pas convaincu de sauter le pas et de rejoindre l’équipe de bénévoles dévoué.e.s pour une activité ponctuelle ou hebdomadaire, sur le court terme ou long terme. La balle est dans votre camp.